8 mars : les nouvelles figures féministes qui nous inspirent

8 mars : les nouvelles figures féministes qui nous inspirent

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Bell Hooks

Bell Hooks est une intellectuelle féministe militante des Etats-Unis. Selon elle, le féminisme doit être un mouvement de masse et pas seulement un mouvement émanant d’une minorité venant d’une classe élitiste. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle avait refusé de soutenir Hilary Clinton. Pour elle, le but ce n’est pas d’arriver au même niveau que les hommes ont atteint socialement ou professionnellement, mais de justement éradiquer toute source d’oppression.

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C’est d’ailleurs pour cette raison que selon elle, le féminisme doit être un mouvement de masse, comprenant les hommes car cela concerne tout le monde. Selon elle, il faut travailler tous ensemble contre la culture de la domination car c’est la seule façon de s’en sortir. Cette féministe est une des rares à avoir pris en compte la pluralité des expériences des femmes.

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Malala Yousafzai

Malala Yousafzai se fait connaître à l’âge de 11 ans, lorsqu’elle accompagne son père à une conférence de presse à Peshawar. Elle s’y exprime en dénonçant les actes terroristes des talibans tout en adoptant le pseudo de Gul Makai, par précaution. Sauf que quelques mois plus tard, son identité surgit dans les médias. Suite à cela, le Premier ministre pakistanais lui décerne le prix national de la jeunesse pour la paix. Malheureusement, le 9 octobre 2012, un destin tragique l’attend: à l’âge de 15 ans, Malala est visée et touchée par un attentat. Par miracle, elle s’en sort après une convalescence de quatre mois. Suite à cet attentat, la jeune fille quitte son pays pour aller vivre à Birmingham.

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Une fois son histoire médiatisée, elle est devenue une héroïne et une icône du combat pour le droit à l’éducation. Depuis, de nombreux prix lui ont été décernés comme le prix international des enfants pour la paix, le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes, le prix Anna Politkovskaïa et le Prix Sakharov du parlement européen. Le 10 décembre 1012, l’Unesco et son pays d’origine, le Pakistan, créent le Fonds Malala visant à scolariser tous les enfants du monde en 2015. L’hebdomadaire américain, Time, inclut Malala dans la liste des cent personnalités les plus influentes du monde. Le 10 octobre dernier, elle reçoit le Prix Nobel de la paix, avec Kailash Satyarthi. Malala vise aujourd’hui une carrière politique avec pour but de changer l’avenir du Pakistan.

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Beyoncé

Queen B, on la connaît toutes. Avec ses nombreux tubes, elle nous a fait danser et chanter sans limites. Ces dernières années, Beyoncé prononce des discours de plus en plus engagés dans ses chansons. Souvenez-vous, son titre « Run the World (Girls) » avait déjà posé le ton sur l’artiste féministe et engagée qu’elle est. « Flawless » posait des pistes de réflexion sur certains principes et valeurs qui sont inculqués aux filles dès leur plus jeune âge: « Pourquoi apprenons-nous aux filles à aspirer au mariage ? Et n’enseignons-nous pas la même chose aux garçons ? Nous élevons les filles comme compétitrices, pas pour gagner des emplois ou l’accomplissement mais obtenir l’attention des hommes« . Son album « Lemonade », sorti en 2016 reprend également ce thème mais plutôt dans la vie d’un couple. En effet, elle y dévoile l’infidélité de son mari, Jay-Z, mais aussi celui de nombreux hommes.

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Dans le clip de la chanson « Formation« , l’artiste reprend des thématiques qui ont marqué les Etats-Unis, comme l’ouragan Katrina, qui a essentiellement tué des personnes de couleur noire. La star avait fait un don de 7 millions de dollars aux sans-abris de la ville de Houston, de façon non-médiatisée. Cette vidéo dénonce aussi les discriminations subies par les Noirs. Beyoncé, à travers ses paroles, défend haut et fort ses origines et sa couleur de peau. Ce même clip illustre également le mouvement Black Lives Matter. La star ne s’arrête pas là. Avec Kendrick Lamar, elle enregistre le titre « Freedom », dans lequel ils dénoncent les violences faites aux Noirs. Beyoncé est une artiste inspirante, qui se bat souvent en donnant tout ce qu’elle a pour défendre des causes fondamentales, dont celle des femmes.

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Emma Watson

Découverte dans le rôle d’Hermione Granger dans la saga Harry Potter, Emma Watson a émerveillé nombre de fans de la saga Harry Potter. Mais aujourd’hui, l’actrice mondialement célèbre fait parler d’elle autrement. Après avoir été diplômée de l’université de Brown, elle est nommée Ambassadrice de bonne volonté d’ONU Femmes. A cette occasion, elle se dévoue à la campagne HerForShe qui prône l’égalité des sexes. Elle définit le féminisme comme: « La conviction que les hommes et les femmes doivent jouir des mêmes droits et des mêmes chances« , lors d’un discours qu’elle a tenu à l’ONU. Cette même année, elle se voit décerner le titre de la « Personnalité féministe de l’année », parl’ONG Foundation for Women.

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Cela ne s’arrête pas là: le jour de son 25e anniversaire, l’hebdomadaire Time l’inclut dans le classement des 100 personnalités les plus influentes. En 2016, lors d’un discours à l’ONU, elle prend parole sur les agressions sexuelles dans les campus universitaires. En 2018, elle confie: « Ce qui me passionne dans tout cela, c’est de m’assurer qu’il s’agit d’un mouvement global. Ce sont des femmes qui se tiennent côte à côte, des femmes et des hommes dans tous les domaines professionnels, parce qu’on sait que cela se produit partout« . Emma Watson est donc une des figures du féminisme de notre siècle et on en est très fières.

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Denis Mukwege

Il ne faut pas être une femme pour être féministe. Heureusement qu’il y a des hommes qui le sont aussi et qui aident, tous à leur manière, les femmes à évoluer et à se faire entendre. Le gynécologue obstétricien Denis Mukwege en fait partie. En fondant l’hôpital de Panzi, il a permis à plus de 40 000 femmes victimes de violences extrêmes de s’en sortir grâce aux soins médicaux mais aussi à l’éducation, l’insertion sociale, l’accompagnement judiciaire et d’autres services encore. Il ne s’arrête pas là: son but est de mettre fin à l’absence de punition pour ceux qui commettent des crimes sexuels.

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« L’homme qui répare les femmes », a reçu en novembre dernier, le Pix Nobel de la Paix pour avoir aidé des milliers de femmes victimes de viols à se reconstruire tant physiquement que moralement. Il a non seulement exercé son rôle de médecin, mais aussi celui d’éleveur de consciences internationales. Il a déclaré que: « Lorsqu’on ne se bat pas contre un mal, c’est comme un cancer, il se diffuse dans la société et détruit la société entière« . Son combat pour la dignité des femmes lui fait devenir un réel porte-parole de millions de civils menacés par les exactions de délinquants du Kivu et de groupes armés. Son combat lui a valu de se retrouver victime d’une tentative d’attentat.

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Chiara Condi

Présidente et fondatrice de Led by Her, Chiara Condi reçoit en 2017 le prix de la femme d’influence. Sa fondation soutient les parcours d’entrepreunariat des femmes victimes de violences. A 31 ans, Chiara Condi a mis un pied à Harvard dans le but d’inciter les victimes de violences conjugales à se reconstruire par l’entrepreunariat. Le concept de Led by Her ? Une formation qui reprend les bases de la création d’une entreprise avec 300 heures de cours de finance, de comptabilité, une incitation à la structure d’un business plan et des conférences sur les start-up, le tout en collaboration avec deux écoles de commerce.

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Rebecca Amsellem

Si vous connaissez la newsletter « Les Glorieuses, Chroniques d’une féministe », sachez que c’est Rebecca Amsellem qui en est la créatrice. A travers ces chroniques délivrées à ses abonnés, elle raconte sur le ton de l’humour son combat et ce qu’elle aspire à apporter aux femmes. Elle se bat, entre autres, pour l’égalité salariale et l’affirmation des choix vestimentaires des femmes. « Les glorieuses c’est une communauté. Une communauté qui a démarré à 20 et qui, 3 ans après, comptabilise 90 000 abonnés », confie Rebecca.

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Elle a créé ce concept alors qu’elle préparait sa soutenance de thèse: « Je préparais ma soutenance de thèse, enfin je procrastinais plutôt… je regardais le site de libé, et je suis tombée sur une foule de femmes islandaises qui manifestaient contre l’inégalité salariale. Ça a été un déclic en moi. Et puis, il y a eu l’histoire de Marguerite Durand. Au XIXème siècle, cette journaliste est envoyée par le Figaro à un congrès de féministes. L’idée était de se moquer. Et en fait, elle a été bouleversée. Elle a quitté le Figaro et elle a monté La fronde ». En gros, « Les Glorieuse » délivre a ses abonnés des textes féministes, encourageant ses abonnés à s’accepter et à se battre pour leurs convictions.

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Oprah Winfrey

Oprah, c’est un personnage que l’on ne présente plus. Présente sur la scène médiatique depuis des décennies, l’animatrice et actrice ne cesse de graver les échelons. Etant une féministe engagée, elle a accompli de grandes choses dans le but d’aider les filles à s’affirmer et à revendiquer ce qu’elles sont. Plusieurs magazines prestigieux l’ont qualifiée plusieurs fois comme la femme la plus influente du monde, par l’américan Spectator la femme la plus puissante du monde par CNN ou encore la femme alpha américaine par Moreen Dowd.

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Oprah Winfrey est la première femme à avoir réalisé son propre talk-show qui deviendra le plus long de toute l’histoire, avec 25 saisons. Au terme de cette aventure, elle a créé sa propre chaine de télévision, OWN. Inspirée par son propre parcours, elle s’est toujours battue pour atteindre ses buts. En 2007, elle lance l’« Oprah Winfrey Leadership Academy for Girls« , en Afrique du Sud. Son organisation instruit les jeunes filles défavorisées de 8 à 12 ans. Grâce à cela, les jeunes filles aidées bénéficient aujourd’hui de belles études et d’une insertion dans le milieu social.

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